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Une première secousse le 8 juillet, une seconde à 2,3 sur l'échelle de Richter mercredi matin. Ces deux séismes si rapprochés à Manosque peuvent-ils annoncer un tremblement de terre d'une plus grande intensité ?
Hier, François Thouvenot, du réseau SismAlp, est venu installer une station sismologique dans le centre de Manosque.
Photo Stéphane Duclet
Une première secousse le 8 juillet, une seconde à 2,3 sur l'échelle de Richter mercredi matin. Ces deux séismes si rapprochés à Manosque peuvent-ils annoncer un
tremblement de terre d'une plus grande intensité ? La Provence a encore en mémoire la tragédie de Lambesc, qui fit 46 morts en 1909. Pour mesurer les risques, un sismographe a été installé hier
au coeur de la ville de Giono. Mais, d'après les spécialistes interrogés, le danger paraît limité. D'autant que les sites nucléaires ou industriels, comme Iter ou Géosel, assurent avoir "tenu
compte des risques sismiques spécifiques à la région".
Un sismomètre installé à Manosque pour mesurer les risques
Après cette seconde secousse survenue mercredi au lever du jour, Manosque s'interroge. "Que faut-il faire si la terre venait à trembler vraiment fort? Peut-être
est-il temps de former la population, comme cela se fait au Japon, afin que l'on ait les bons réflexes", songe Françoise, mère de famille pas plus affolée que ça. Hier, en accord avec la
préfecture et la mairie, François Thouvenot, du réseau SismAlp basé à Grenoble, est venu installer au centre-ville une station sismologique. "Ça va permettre d'avoir une bonne estimation de
ce qui se passe ici, de situer la profondeur de l'épicentre, de détecter si d'autres petites secousses se produisent sous Manosque, sans que la population les ressente", a expliqué le
sismologue en installant son appareil dans les sous-sols du service de l'état civil. "Nous avons eu une trentaine de témoignages spontanés hier sur le site internet."
Le 8 juillet dernier, c'est en soirée que la terre a tremblé, faisant sortir dans la rue nombre de Manosquins qui avaient ressenti une déflagration. Une secousse de
magnitude 3 sur l'échelle de Richter, qui a suscité des centaines d'appels aux standards des pompiers. Et les rumeurs les plus folles dans les jours qui ont suivi. "Il n'y a eu aucun appel
mercredi, précisait hier Éric Zabouraeff, directeur de cabinet du préfet venu de Digne. Tout le département est en zone de risques sismiques; ces risques sont classés faibles, sauf dans
l'Ubaye et à Manosque, où l'activité est dite moyenne. Il faut l'étudier, c'est pourquoi nous plaçons aujourd'hui un sismomètre ici", a-t-il insisté.
"Oui, c'est inquiétant reconnaît Bernard Jeanmet, maire de Manosque. C'est pourquoi nous nous préoccupons de suivre attentivement ce qui se
passe." De l'avis de tous les spécialistes, les secousses sont liées à la proximité des Alpes, "des montagnes jeunes qui continuent de bouger". D'ailleurs, "il suffit d'un
glissement d'un millimètre sur une zone de 300 mètres pour déclencher une magnitude 2", précise François Thouvenot. Les Hautes-Alpes aussi sont une terre de sismicité et les secousses égales
ou supérieures à une magnitude de 2,5 y ont été recensées en grand nombre.
L'an dernier, la terre a tremblé 4 fois en 2 mois: les 9 juillet, 22 et 23 août et 2 septembre. Un phénomène jugé anormal par les spécialistes, seulement 3 séismes
de magnitude supérieure à 3 se produisant chaque année dans le grand Sud-Est. Le dernier séisme important, en octobre 2007, était de 3,3 dans le Briançonnais. Celui ayant marqué les populations
remonte à 1959. La secousse de mercredi matin à Manosque était d'une magnitude de 2,3. Elle n'a visiblement provoqué aucune psychose dans la population.
http://www.laprovence.com/article/region/seismes-la-provence-sous-haute-surveillance
http://www.laprovence.com/article/region/la-terre-a-de-nouveau-tremble-a-manosque
MANOSQUE / VALLÉE DE LA DURANCE
Le séisme de jeudi a été ressenti car peu profond
Le réseau de détection sismique de l'observatoire de Grenoble (réseau Sismalp) donne des détails précis sur le
tremblement de terre qui a secoué la région de Manosque jeudi à 22 h 20. L'épicentre était situé à environ huit kilomètres de Manosque. « Son foyer était probablement très proche de la surface (1
km). Il a été largement ressenti en raison de sa très faible profondeur mais l'événement n'a rien d'exceptionnel » rappelle le réseau Sismalp. Jeudi soir, les sapeurs-pompiers ont reçu près d'un
millier d'appels d'habitants inquiets. Le tremblement de terre n'a fait ni dégât ni victime. Le séisme s'est produit à proximité de la faille de la Moyenne-Durance, qui a provoqué plusieurs
tremblements de terre destructeurs lors des siècles passés.
Le plus ancien dont les archives gardent une trace remonte au 13 décembre 1509. Le séisme avait provoqué des
dégâts importants à Manosque. Des sources avaient même tari jusqu'en janvier 1510. Le 14 août 1708, un autre séisme avait entraîné de gros dégâts et des glissements de terrain à Manosque. Les
maçons de la ville avaient recensé 740 bâtiments endommagés.
En mars 1812, la terre tremble de nouveau. De gros dégâts sont enregistrés
à
Beaumont-de-Pertuis et Pierrevert. Le 19 mai 1866, un séisme se produit plus au Nord, près de Sisteron. Il provoque des dégâts à Saint-Geniez et à La Motte-du-Caire. Le dernier tremblement de
terre important a été enregistré le 14 mai 1913, avec des dégâts à Volx et à Villeneuve.
À cause de la faille de la Moyenne-Durance, les cantons de Manosque, Les Mées, Peyruis et Valensole sont
classés en zone de "sismicité moyenne", le niveau maximal en France métropolitaine. Les spécialistes estiment qu'un séisme, qui pourrait détruire 10 % des constructions non protégées, y est
prévisible tous les uns ou deux siècles.
Les cantons de Banon, La Motte-du-Caire et Noyers-sur-Jabron sont classés en zone de "sismicité très faible
mais non négligeable". Dans le Nord du département, les cantons de Barcelonnette, Le Lauzet-Ubaye, Seyne-les-Alpes, Sisteron, Turriers et Volonne sont en zone de "sismicité
faible".
Les Alpes-de-Haute-Provence connaissent un millier de séismes par an, mais quelques-uns seulement sont
ressentis par la population.
Paru dans l'édition E05 du 12/07/2010 (2.3045508116)
http://www.ledauphine.com/manosque-/-vallee-de-la-durance-br/-le-seisme-de-…
http://mediterranee.france3.fr/info/provence-alpes/manosque--la-terre-a-tre…
Le texte qui suis est de rama propriétaire du forum NNSPS
Mon coup de gueule du mois ! 
C'est interdit de se plaindre parce qu'on est supposé être dans un pays riche, alors que d'autres dans le monde n'ont pas l'électricité ou l'eau potable et ne mangent pas à leur faim ! Oui et
alors ? Qu'est-ce que les gouvernements du monde ont fait pour y remédier concrètement ? Ah mais oui, ce n'est pas de leur faute, ce sont les dirigeants des pays pauvres qui s'en sont foutus
plein les poches ! Ah oui, encore une fois, on ne peut rien faire car il y aurait ingérence ! Mais dans quel monde de M**** vit-on ?
Tous les prix augmentent (elle a bon dos la crise - créée de toute pièce-), l'électricité, le gaz, la bouffe, les timbres, les tickets de métro et de train !
Les aides sociales vont baisser aussi, les APL, les allocations familiales, etc...
Rassurez-vous petits Gueux, l'aide au chaumage augmente de 1,2 % !
Mais l'inflation est plus importante encore, donc finalement on se fait baiser.
Ah mais c'est bien sûr, le pure bonhomme de Droite nous dira que ce n'est pas un mal face à tous ceux qui en profitent ! Mais ce qu'il oublie de dire, c'est que le gouvernement français ne
donnent pas les moyens aux contrôleurs d'éviter ce gâchis. Et du coup, l'Extrême Droite se frotte les mains, c'est à cause des immigrés qu'on est dans le caca. On nous dira que c'est à cause de
la Gauche qu'on est dans la panade, à cause de Mitterand, à cause des 35 heures, etc...
Travailler plus pour gagner plus qu'on a martelé, mais quand il n'y a pas de travail, on fait quoi ? On brûle des voitures ? Gauche ou Droite, c'est la même chose, ce sont des incapables qui
dirigent notre pays ! Des chemises blanches et des tailleurs à la c**, qui se trimballent en voitures climatisées, avec chauffeur et gardes du corps.
Et notre nain de service qui nous coûte 21 millions d'euros pour se promener dans nos régions ou à l'étranger et qui n'est même pas foutu de bouffer Lidl ou Leader Price ! On va encore se faire
e*****r pendant combien de temps comme ça ? On est dirigé par un gouvernement vaseline, qui préfère comprendre pourquoi des footeux embourgeoisés n'ont pas envie de taper dans une baballe plutôt
que de comprendre qu'on en a raz le cul de finir les mois à 0 € !
Ils sont tellement lâches qu'ils attendent les vacances d'été pour faire passer des lois qui feraient vomir le moindre gogo qui s'intéresserait un peu à ce qu'ils font ! Et vous savez pourquoi
personne ne s'intéresse à la politique ? Parce que tout est fait pour nous en dégoûter ! On a tellement peu de tunes qu'on attend les soldes pour faire le plein de vêtements, parce que ceux qu'on
a sont usés et troués depuis plusieurs mois déjà ! Ça fait peine à voir !
Il devient impossible de partir en vacances pour décompresser, parce que sans faire d'extras, on a les factures à payer, des factures toujours plus importantes. Et nous martèle aussi qu'il faut
consommer, contracter des crédits ! Mais pour quoi faire ? La commission du surendettement explose sous les demandes, le Pôle Emploi est dépassé, ils veulent nous tenir par les couilles, c'est ça
leur jeu ? Ils veulent nous pousser dans quelle situation ? Ils veulent créer une guerre civile ou quoi ?
Je commence à en avoir plein le popotin de voir des PDG toucher des sommes astronomiques, des politiques toucher des payes supérieures à 9000 SMIC, j'en ai marre de voir les connivences entre
politiques et bourgeois industriels. Notre gouvernement est bourré de conflits d'intérêts et ça ne choc que les syndicalistes ? Mais réveillons-nous ! Quand le nain s'est vu offert durant une
période le bateau de je ne sais plus quel industriel (Dassaut ?), ça ne choc que durant le temps que ça passe à la téloche ? Ça devrait être interdit !
L'essence est de plus en plus chère, mais ce n'est pas grave, c'est pour le bien de l'environnement. Mais ça ne choc personne que les industriels vendent des voitures à carburant alors qu'on sait
en faire des électrique ? Oh là là, ça coûterait trop cher en infrastructures !!! Oh pauvre de nous, il faut bien penser qu'on ne peut pas ne pas engraisser les actionnaires qui ont 3 ou 4 villas
à droite et à gauche, à Droite ou à Gauche...
Enfin voilà, j'avais besoin d'expulser quelque part ma colère, mon raz-le-bol de cette situation qui empire chaque année. Mais rassurons-nous encore une fois, fin de semaine, secret story
commence, c'est pour la stabilité sociale, il faut des programme pourris pour abrutir le peuple, qu'il continue comme moi à râler sans réellement renverser les choses. Il faut y aller en douceur,
le chaos fait peur !
http://nousnesommespasseuls.xooit.com/t13169-La-France-tu-l-aime-ou-tu-la-quitte.htm#p159497
Le monastère de Ganagobie est situé dans les Alpes de Haute Provence dans le sud de la France.
Entre Sisteron et Manosque, sur un plateau escarpé, il domine toute la vallée de la Durance.
D'une altitude moyenne de 650 mètres, le plateau de Ganagobie fut formé il y a environ 20 à 25 millions d'années, dans le bassin de Forcalquier qui était à cette époque alors recouvert par la
mer.
Le site de Ganagobie offre, par ses composantes géologiques, un intérêt exceptionnel : abris sous roche naturels, carrières, nombreuses sources, abondante végétation.
Son aspect stratégique, de tout premier ordre, lui a valu d'être habité dès l'âge du bronze (2000 ans avant J.C.).
Trois grandes époques marquèrent l'essor démographique du plateau :
Haut Moyen Age (V-Vlle siècle) ; Époque romane (X-Xllle siècle) ; Renaissance.
Le mot moine vient d'un mot grec "monos" qui signifie seul ou unifié.
Historiquement, le monachisme chrétien apparaît au IVe siècle avec St Antoine. Sa vie nous est rapportée par St Athanase.
Au 4ème siècle, la communauté chrétienne est moins persécutée..
Certains chrétiens veulent garder l’idéal du témoignage d’une vie toute consacrée au Christ et au service des hommes.
Ils désirent vivre de la vigueur de foi qui animait les martyrs et ne pas laisser s’édulcorer le message de l’Évangile.
Au IXème ou Xème siècle : Il existait une petite église bordée à l'est d'un cimetière.
On a retrouvé une trentaine de tombes de pierre, dont celle de l'abbé avec son bâton pastoral en forme de tau.
Au Xème siècle : Jean réédifie une église dédiée à Notre Dame avec une chapelle à Saint Jean-Baptiste, et cède ses biens à l’abbaye de Cluny, avant de devenir évêque de Sisteron en 964.
Au XIIème siècle : L'église est agrandie à ses dimensions actuelles. Le monastère qui ne compte pas plus de 13 moines, connaît rayonnement et prospérité pendant deux siècles.
XIVème-XVème siècles : Le monastère tombe sous le régime de la commende.
939 : Bulle du pape Etienne VIII qui confirme à l’abbaye de Cluny ses biens et dépendances, parmi lesquels Ganagobie.
1562 : Les Huguenots réfugiés à Ganagobie en sont délogés par le Gouverneur
de Provence.
1632-1639 : Priorat de Jacques de Gaffarel, bibliothécaire du cardinal de Richelieu.
1639-1690 : Priorat de Pierre de Gaffarel.
1789 : Suppression du prieuré, par décision du Conseil d’État du Roi.
1791 : Le prieuré est vendu comme bien national.
1794 : Démolition du chœur et du transept de l’église ainsi que de la partie
orientale du monastère.
1891 : Le comte de Malijay cède le prieuré et son domaine aux Bénédictins
de Sainte Madeleine de Marseille, fondés à Marseille en 1865
par Dom Guéranger.
1898-1900 : Restauration du cloître et du réfectoire.
1898 : Découverte des mosaïques médiévales.
1901 : Exil des Bénédictins en Italie.
Suspension des travaux au prieuré.
1922 : Retour en France et installation des Bénédictins à l’abbaye d’Hautecombe (Savoie), qui assurent au prieuré de Ganagobie
une permanence d’un ou deux moines.
1953 : Ouverture d’une route goudronnée jusqu’au prieuré.
1960-1975 : Relèvement du transept de l’église.
1976-1986 : Restauration des mosaïques.
1987 : La communauté des moines d’Hautecom
be décide de se transférer à Ganagobie.
1988-1992 : Travaux d’agrandissement du monastère.
1992 : Installation à Ganagobie de la communauté des moines d’Hautecombe.







La Bibliothèque du Monastère
La bibliothèque du Monastère Notre Dame est riche d’environ 100.000
livres, soit cinq kilomètres de rayons classés par thêmes…
Creusée dans la roche du plateau sur plusieurs niveaux, elle a été aménagée et conçue afin d'assurer aux livres un niveau de température et d'humidité constant leur permettant une conservation
dans les meilleures conditions.
La bibliothèque du Monastère Notre Dame est riche d’environ 100.000 livres, soit cinq kilomètres de rayons classés par thêmes…
Creusée dans la roche du plateau sur plusieurs niveaux, elle a été aménagée et conçue afin d'assurer aux livres un niveau de température et d'humidité constant leur permettant une conservation
dans les meilleures conditions.
Fonds manuscrits non administratifs antérieurs à 1790
77 manuscrits, parmi lesquels des manuscrits médiévaux, dont : Bible de Varèse (XIIe s.); Livre d'heures à l'usage de Rome (1503); Graduel de la région de Montpellier (XIVe s.); mémoires
manuscrits d'un parlementaire du XVIIe s.; cahiers d'écoliers (XVIIIe s.); un antiphonaire italien de rit ambrosien (XIVe s.); précieux recueil du XVI e : saint Ambroise, De officiis ministrorum
et saint Bernard, opera.
Fonds imprimés XVe-XVIIIe siècles
environ 9000 volumes (XVe à 1800). Fonds encyclopédique avec une section d'érudition religieuse très importante, dont Bible, Plantin, 1583; une belle édition du même texte, Imprimerie Royale,
1642 et la Bible polyglotte de Vitré, 1645; nombreux livres liturgiques et graduels des différents diocèses de France; éditions des Mauristes sur les Pères de l'Eglise et les provinces
françaises. Littérature, histoire, géographie et voyages (dont Père du Halde, Description de la Chine, 1735; de nombreux atlas du XVIIIe s. parmi lesquels le Sanson.), philosophie (dont
Descartes, Méditations, 1654). Environ 60 incunables ou post incunables.""
Fonds imprimés XIXe-XXIe siècles
environ 95000 volumes, fonds encyclopédique avec prédominance religieuse (dont important fonds de et sur Alfred Loisy et la crise moderniste). Importants fonds sur la Provence (impr. et mss) et
la Savoie.
ETUDE DE LA NECROPOLE de Ganagobie (ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE, XI°-XII°S)
MAFART B.Y. (1996). Etude anthropologique des tombes inhumés à l’est des chevets préromans. In Ganagobie, Mille ans d’un monastère en Provence, Les Alpes de Lumière édit., p.214-217.
La nécropole de Ganagobie a été fouillée par M. Fixot, J.P. Pelletier du laboratoire d'Archéologie médiévale de l'Université de Provence et nous-mêmes en 1978 et 1979. L'étude anthropologique
métrique et descriptive se heurtait d'emblée au problème de l'effectif insuffisant pour réaliser les tests statistiques nécessaires pour comparer cette série aux autres populations médiévales
provençales précédemment étudiées, Saint-Victor et La Gayole. S'il n'était pas possible d'analyser ce matériel osseux en termes statistiques de population, en revanche, son étude gardait tout son
intérêt pour rechercher les empreintes que leurs activités physiques ont laissées sur leur os, connaître les traumatismes et maladies qu'ils ont subis et parfois la cause de leur mort.
DONNEES ANTHROPOLOGIQUES
Composition des tombes
Les restes osseux humains exhumés correspondaient à 25 individus adultes, en majorité de sexe masculin (17 hommes, 2 femmes, 6 indéterminés). L'état de conservation du matériel excluait un
sous-représentation des femmes par moins bonne conservation du squelette. Il s'agit bien d'une des caractéristiques de ce site. Par ailleurs, les deux squelettes certainement féminins ont été
retrouvés dans la tombe 17 qui contenait au moins 6 individus. Ainsi les tombes individuelles semble avoir été prioritairement destinées à des hommes.
Age au décès
Le sujet le plus jeune a terminé sa croissance (19-25 ans), onze sont décédés entre 25 et 50 ans (dont un par blessure), et dix au-delà de 50 ans (2 adultes). Dans le contexte de cette époque,
cette population d'adulte avait une longévité importante. La pathologie, en particulier des fractures ostéoporotiques du fémur, du radius et du cubitus, indiquent un âge très élevé pour
certains.
Stature
Si l'on exclut le sujet présentant un nanisme, la taille semble relativement élevée mais avec une grande approximation liée à l'utilisation d'os différents selon les sujets pour calculer la
stature.
Lignes de Harris
Nous avons recherché les lignes de Harris du premier métatarsien selon une méthode radiographique personnelle (Mafart, 1989). la proportion de métatarsiens sans lignes de Harris est de 23 %
(6/26) à Ganagobie et 16,5 % (25/152) dans les autres séries, témoignant de la rareté des stress au cours de la croissance.
DONNEES PALEOPATHOLOGIQUES
Les données paléopathologiques peuvent être regroupées en lésions congénitales et de la croissance, traumatiques, infectieuses, dégénératives.
Pathologie congénitale et de la croissance
Certaines anomalies décrites (articulation coraco-claviculaire, bourrelet rétro-scapulaire) n'ont qu'un intérêt anatomique.
La découverte d'un nain (tombe 3) est intéressant au plan diagnostic mais aussi pour sa signification socio-culturelle. Cet homme dimorphe avait obtenu dans la société une place au moins normale.
Nous en rapprocherons un autre cas, cette fois très dysharmonieux (nain achondroplase) que nous avons découvert à Saint-Pierre de l'Almanarre à Hyères, Var (XIII-XIV° s ?). Ce sujet de sexe
féminin était inhumé avec les moniales de l'Abbaye. On ne peut exclure que le nanisme, forme d'exclusion sociale, ait pu conduit certains à une orientation religieuse.
Deux ostéochondroses, un os acromial et une maladied'Osgood-Schlatter, ont été décrits. Il serait abusif de conclure sur ces seuls cas à des antécédents d'efforts physiques importants dans
l'adolescence pour ces deux sujets, d'autant que la signification génétique ou mésologique de l'os acromial est discutée. Il n'en reste pas moins que l'étude de ces anomalies est d'un grand
intérêt en paléopathologie pédiatrique.
Pathologie traumatique
Le cas d’un blessé par arme est tout à fait exceptionnel. Seul le cas de l'Abbé Ardouin à Saint-Victor de Marseille est comparable (Mafart, 1983). Il illustre, avec cette blessure par arme de jet
et ces 6 coups d'épée reçus, ce que la tradition a conservé de la violence des combats individuels au Moyen âge.
Les fractures osseuses sont plus banales et doivent être analysées selon leur topographie et leur âge probable de survenue. Par rapport au nombre de sujet, la proportion de fractures peut
paraître élevée (12/25) alors que le taux est 13 % dans les autres populations médiévales. En réalité au moins 5 d'entre elles sont des fractures de sujets âgés ostéoporotiques (clavicule, radius
et cubitus, et fracture double du fémur). Une double fracture tibio-péronière est liée à une chute en torsion, une fracture isolée d'une phalange du pied est sans signification étiologique
particulière.
Seules les fractures de côtes paraissent exceptionnellement fréquentes en particulier quand elles concernent des sujets jeunes. Une fracture de 3 côtes correspond à un même traumatisme, deux
fractures sont isolées mais de topographie inhabituelle (2°ou 3° côtes et arc postérieur), et une dernière dans la tombe collective. Leur âge de survenue ne peut être déterminé, mais toutes sont
bien consolidées et certaines sont survenues chez des adultes décédés avant 50 ans. Ces fractures de côte pourraient témoigner de fréquents chocs directs reçus (métier des armes ?). Il faut en
rapprocher une carpite fusionnante qui pourrait avoir une origine traumatique.
Ainsi, bien que fréquentes, les fractures observées sont pour une grande partie d'entre elles seulement la conséquence de l'âge élevé d'une partie des sujets inhumés. Les fractures de côtes
peuvent être liées à des traumatismes par arme.
Pathologie infectieuse
La pathologie infectieuse est représentée par un bloc vertébral dorsal, une carpite fusionnante et, avec une part d'incertitude, par une calcification ganglionnaire.
Le diagnostic étiologique ne peut en aucun cas être affirmé. Cependant, il faut constater que le diagnostic de tuberculose est évoqué fortement pour le bloc vertébral et envisagé pour le ganglion
cervical. L'endémie tuberculeuse existait au Moyen âge et les conditions de contagion sont réunies dans les collectivités fermées comme les abbayes mais nous ignorons la nature des liens entre
ces sujets inhumés et le site.
Pathologie rhumatologique
Des ostéonécroses multiples ont été retrouvées sur un squelette. Elles sont rares, surtout dans ces localisations tibiales distales et témoignent alors d'anomalies osseuses structurelles.
Une maladie hyperostosique, d'actualité avec le concept d'enthésopathie, est présente et n'avait ni conséquence clinique ni signification pathogénique.
Les lésions arthosiques observées n'avaient aucune conséquence nerveuse, ni aucun caractère majeur à l'exception d'un cas qui semblent secondaire à des altérations osseuses.
CONCLUSION
A côté des études de sites numériquement important comme Notre Dame du Bourg, l'étude de nécropoles de plus faibles effectifs mais bien situées dans le temps et dans le contexte archéologique
conserve tout son intérêt.
Ainsi, la prédominance masculine à Ganagobie procède certainement d'un choix. Un des sujets était probablement un homme de guerre mort au combat. Un autre, bien que nain, avait mérité par sa
position sociale d'être inhumé en ces lieux. Un grand nombre de ces hommes et de ces femmes mourraient âgés de plus de 50 ans. Certaines fractures sont un témoignage indirect de ces âges avancés.
Les maladies infectieuses atteignaient certains d'entre eux et évoluaient jusqu'à leur phase ultime de contrôle par l'organisme au prix de déformations osseuses, de calcifications ou entraînaient
le décès.
Ces quelques sujets ne nous permettent pas de conclure au plan statistique mais cette étude nous paraît illustrer l'intérêt d'une approche globale anthropologique et paléopathologique de ces
nécropoles médiévales de faible effectif.
correspond à un même traumatisme, deux fractures sont isolées mais de topographie inhabituelle (2°ou 3° côtes et arc postérieur), et une dernière dans la tombe collective. Leur âge de survenue ne
peut être déterminé, mais toutes sont bien consolidées et certaines sont survenues chez des adultes décédés avant 50 ans. Ces fractures de côte pourraient témoigner de fréquents chocs directs
reçus (métier des armes ?). Il faut en rapprocher une carpite fusionnante qui pourrait avoir une origine traumatique.
Ainsi, bien que fréquentes, les fractures observées sont pour une grande partie d'entre elles seulement la conséquence de l'âge élevé d'une partie des sujets inhumés. Les fractures de côtes
peuvent être liées à des traumatismes par arme.
Pathologie infectieuse
La pathologie infectieuse est représentée par un bloc vertébral dorsal, une carpite fusionnante et, avec une part d'incertitude, par une calcification ganglionnaire.
Le diagnostic étiologique ne peut en aucun cas être affirmé. Cependant, il faut constater que le diagnostic de tuberculose est évoqué fortement pour le bloc vertébral et envisagé pour le ganglion
cervical. L'endémie tuberculeuse existait au Moyen âge et les conditions de contagion sont réunies dans les collectivités fermées comme les abbayes mais nous ignorons la nature des liens entre
ces sujets inhumés et le site.
Pathologie rhumatologique
Des ostéonécroses multiples ont été retrouvées sur un squelette. Elles sont rares, surtout dans ces localisations tibiales distales et témoignent alors d'anomalies osseuses structurelles.
Une maladie hyperostosique, d'actualité avec le concept d'enthésopathie, est présente et n'avait ni conséquence clinique ni signification pathogénique.
Les lésions arthosiques observées n'avaient aucune conséquence nerveuse, ni aucun caractère majeur à l'exception d'un cas qui semblent secondaire à des altérations osseuses.
CONCLUSION
A côté des études de sites numériquement important comme Notre Dame du Bourg, l'étude de nécropoles de plus faibles effectifs mais bien situées dans le temps et dans le contexte archéologique
conserve tout son intérêt.
Ainsi, la prédominance masculine à Ganagobie procède certainement d'un choix. Un des sujets était probablement un homme de guerre mort au combat. Un autre, bien que nain, avait mérité par sa
position sociale d'être inhumé en ces lieux. Un grand nombre de ces hommes et de ces femmes mourraient âgés de plus de 50 ans. Certaines fractures sont un témoignage indirect de ces âges avancés.
Les maladies infectieuses atteignaient certains d'entre eux et évoluaient jusqu'à leur phase ultime de contrôle par l'organisme au prix de déformations osseuses, de calcifications ou entraînaient
le décès.
Ces quelques sujets ne nous permettent pas de conclure au plan statistique mais cette étude nous paraît illustrer l'intérêt d'une approche globale anthropologique et paléopathologique de ces
nécropoles médiévales de faible effectif.
Sur ces photos on voit le principal personnage tenir un livre dans sa main gauche, un des "saints" tien des clées , dragons poursuivit par un chevalier (mozaique) puis sur la facade des étranges
figures ornes le pilier droit et beaucoup d'autres choses , j'aimerai juste savoir si vous voyez des choses qui vous choque.
mes amitiers
Joaillier Créateur d'exeption Michel Comte
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