Mon voyage vers la mort

Tout commence grace a mon voisin et ami Adyll , petit fils de George C. Andrews .
Voici un texte que l'écrivain a rédigé a son réveil apres un grave accident.
je rapelle que rien aurait été possible sans l'accord de mon ami pour la publication et pour la traduction je remercie de tout mon coeur Maya de NNSPS . ci dessous les sites de  Maya ;-)

 

http://rencontre.r.4.free.fr/alienencounters/

 





Mon voyage vers la mort
de George Andrews



Dans un état permanent de nudité, tel les hermites de l'Himalaya traversant la frontière entre les mondes visibles et invisibles, une clef maître de l'Univers ouvrant toutes les portes, ma tête décolle de mes épaules et voyage indépendament de mon corps, où elle le veut, sort de mon crâne, monte et descend dans les airs vers ce rayon lumineux, chemin menant à la porte du ciel.

Le 29 juin 2007, seulement quelques minutes après avoir terminé d'écrire "On turning eighty", ma fille Maya m'a appelé pour le souper. Après avoir mangé, je me suis levé et, trébuchant sur l'un de mes chaussons, j'ai perdu l'équilibre. Je suis tombé vers l'avant, de tout mon poids, contre le coin de la chaise qui se trouvait en face de moi. Le point d'impact se trouvait à seulement quelques centimètres à la gauche du plexus solaire.
Je me suis écroulé et je suis resté recroquevillé au sol. Je ne saignais pas et je n'ai pas perdu conscience. Je souffrais terriblement, je restais allongé sur le sol en état de choc. J'ai vomi mon souper et uriné dans mon pantalon, Maya a pensé que j'avais une angine de poitrine provoquant une crise cardiaque. Elle n'a pas appelé l'hopital local pour qu'une ambulance vienne mais les pompiers qui ont envoyé une équipe qui m'a transporté pendant l'heure de pointe, sirènes hurlantes, à l'hopital local.

Les médecins ont diagnostiqué quatre côtes cassées et trois côtes de fêlées. Ma vésicule biliaire était presque sectionnée en deux parties. Comment ai-je pu me blesser aussi grâvement en trébuchant sur un chausson et en tombant contre une chaise? Cela reste un mystère. Les médecins ne m'ont pas fait de transfusion sanguine, puisque je n'avais pas saigné, mais m'ont donné de la morphine. Ils ont ensuite décidé que mon cas était trop compliqué pour leur petit hopital.
Ils ont essayé d'obtenir un hélicoptère afin que je sois transporté à l'hopital de Marseille, mais le seul hélicoptère disponible était en mission de sauvetage qui ne pouvait être interrompue. J'ai donc été transporté en ambulance jusqu'à Marseille, le trajet a duré environ 3 heures, j'étais accompagné de deux ambulanciers spécialisés des accidents grâves, équipés de morphine et de conserves de sang. Ils m'ont livré juste à temps en réanimation à Marseille afin que les médecins sauvent ma vie. Je dois ma vie au Dr Thibault, chef de chirurgie de l'hopital Clairval de Marseille, qui m'a réanimé, pas une fois, mais plusieurs fois.

Ma fille Maya me frottait avec un peu d'huile de rose au dessus de la vésicule biliaire et disait une petite prière, je pense que c'est ce qui a contribué au rétablissement remarquable de ma vésicule. Gilbert Attard m'a également envoyé des ondes guérissantes à distance.

Une vieille chanson me trottait dans la tête :
"Je pense que j'ai vu Joe Hill la nuit dernière
Aussi vivant que toi et moi
J'ai dit "Mais Joe, tu es mort depuis 10 ans!"
"Je n'ai jamais été mort" a-t-il répondu
"Mais Joe, les flics t'ont tiré dessus"
"Je n'ai jamais été mort" a-t-il répondu"

Les flics avaient tiré sur Joe Hill et l'avaient tué physiquement, mais n'avaient pu le faire partir des rêves exceptionnels où il continuait, tel un héro populaire immortel, à rencontrer et saluer les gens.

Le voyage vers la mort a commencé pour moi comme un rêve dans un rêve. Au moment de mon terrible accident, mon monde des rêves habituel s'est évanoui, m'a laissé dans un état de rêve perpétuel, un rêve dans un rêve. Des scènes de ma vie, depuis ma petite enfance, ont défilé à une vitesse incroyable dans ma tête, j'ai revu ma vie entière en quelques secondes. Puis ce fut comme si ce rêve dans le rêve me déposait directement en enfer et fermait la porte derrière moi.

Quand je parle d'enfer, il s'agit d'un endroit réel comme Chicago ou Johannesburg, seulement dans une dimension différente, comme s'il s'agissait d'une partie de moi. Je n'ai pas vu de démons avec des fourches et du feu, mais j'ai entendu les cris de personnes torturées autour de moi. L'obscurité était telle qu'on pouvait la palper, comme une matière consistante comparable à de la mousse cahoutchoutée. Si je m'appuyais contre elle, elle cédait un peu et je pouvais avancer lentement, c'était l'obscurité complète autour de moi.

A la place d'essayer de communiquer avec ces gens qui criaient, j'ai continué mon chemin. L'enfer est un endroit à traverser, pas un endroit où il faut rester. J'ai sentit que si j'essayais de communiquer avec ces personnes qui criaient, j'allais rester sur place, incapable de bouger et être moi aussi torturé par des démons sans pitié. Si j'étais vraiment en enfer, c'est ce qui se passerait. Comme tout autre endroit, l'enfer devait avoir des limites et une frontière, et je trouverais cette frontière.

Il n'y avait rien d'autre que l'obscurité, j'ai continué mon chemin durant ce qui m'a semblé être une longue durée. Puis j'ai vu un rayon de lumière, j'avais maintenant un point de repère, j'ai finalement quitté la zone obscure pour pénétrer dans la lumière.
Au moment où je pénétrais dans cette lumière, mon ange gardien était en face de moi, nous n'avons pas eu besoin d'explications, nous nous sommes reconnus immédiatement. Il savait qui j'étais et je savais qui il était. Il avait un corps humain et masculin semi transparent composé de lumière. Un corps immortel au métabolisme de lumière, présent pour m'indiquer le chemin me menant hors de l'obscurité.

Je lui ai dit que mes enfants avaient encore besoin de moi, que j'avais beaucoup de travail à terminer, un travail que nul autre ne pouvait faire à ma place. Si je mourrais maintenant, ce travail ne serait jamais complet et gaspillé. Si j'avais la possibilité de complèter ce travail, ce serait bénéfique pour ma famille et moi-même mais aussi pour le reste du monde. Je partirais volontairement lorsque le moment sera venu de mourir, mais qu'il n'était pas encore temps pour moi de mourir et que je voulais retrouver mon corps aussi vite que possible. Il a aquiescé et m'a renvoyé à la vitesse de la lumière dans mon corps.

Je n'étais pas préparé à l'incroyable souffrance lorsque j'ai réintégré mon corps brisé. J'avais quatre côtes cassées, trois de fêlées et la vésicule biliaire presque complètement sectionnée, en considérant les nombreux problèmes cardiaques de ces dernières années, il était remarquable que je survive.

J'ai recu un message télépathique de l'ange qui m'a dit que je pouvais à tout moment refuser de souffrir ainsi, mais pour cela j'aurais du quitter ce monde. La seule solution pour moi de retourner à la vie en tant que George Andrews n'était pas seulement d'apprendre à accepter de vivre avec cette souffrance , mais aussi d'apprendre à l'aimer, comme un bébé aime sa mère. La souffrance est une sensation. Quand on est mort, il n'y a plus de sensation et les sensations sont un signe qu'on est bien vivant.

Maintenant je sais que toute cette expérience a été provoquée par l'ange afin de m'enseigner ces choses. La vie est un processus d'apprentissage et lorsque tu ressens la douleur, cela signifie que tu es bien vivant. Tu es peut-être en train de mourir, mais tu n'es pas mort.
J'ai pu apercevoir l'autre monde, le territoire interdit au delà de la perception humaine normale. L'objectif de ce jeu est d'épurer ton âme à un niveau plus élevé encore de pureté. Dans ces cas là, la souffrance n'est que secondaire, une âme pure développe un métabolisme basé sur la lumière.

Maat, l'ancienne déesse égyptienne de la vérité, ailée et triomphante, m'a inspiré, il y a cinquante ans. Comme un scribe au service de Maat, la première phrase du premier poème que j'ai écrit était :" Saluez le joyau vivant de l'oeil brûlant la chair et la transforme en cendres, accrochez vous à la lumière riante de l'amour montant vers les étoiles, là où nos ancêtres demeurent".
Environ cinquante ans plus tard, j'ai fait un serment d'allégeance à l'œil d'Horus tandis que j'étais à bord d'un OVNI.

J'ai quitté l'hopital et ma fille Maya s'occupe de moi, je ne vais pas quitter sa maison le temps de ma convalescence. En janvier, je pourrais à nouveau voyager, en étant prudent bien sur. Je prends le futur comme il vient et je reste prêt à tout. Je peux maintenant profiter des joies de la vie, mais je n'oublie jamais que cela est possible parce que j'ai appris à aimer la souffrance comme un bébé aime sa mère. Je remercie dieu de m'avoir laissé en vie et je travaille à mon prochain livre.