À Alès, une mosaïque exceptionnelle a été mise au jour

Publié le par castaneda

 



La mosaïque date de l'époque de César et de la conquête de la Gaule, une période qui correspond au début de la réalisation de mosaïques en Gaule et dans cette région alors en voie de romanisation, a expliqué Fabienne Olmer, chargée de recherches au CNRS, à Lattes, près de Montpellier. Avec ses quelque 36m2, "c'est la plus grande jamais découverte datant de cette période-là", dans ce qui fut la Gaule, selon Fabienne Olmer. La mosaïque se trouvait sans doute dans la maison d'un particulier, un Gaulois certainement très riche et possédant un grand pouvoir, a-t-elle souligné. Autre particularité qui rend cette composition exceptionnelle: ses motifs polychromes. Les petits cubes de calcaire local utilisés pour sa réalisation présentent en effet cinq couleurs différentes. L'état de la mosaïque est toutefois "très moyen", juge Fabienne Olmer. "On a des décors sur la moitié" de l'oeuvre. Ceux-ci représentent des caissons rectangulaires, avec des motifs - deux aigles, une rosace, des poissons - à l'intérieur. La mosaïque présente aussi un motif central composé de carreaux et de petits triangles. Des rinceaux végétaux - des feuilles de vigne - entourent le motif central. C'est sur la colline de l'Ermitage, site d'un oppidum gaulois qui domine le Gardon et la ville moderne d'Alès, que cette mosaïque a été mise au jour, souligne le Midi Libre qui a publié cette information dans son édition de mercredi. La colline occupait une position stratégique car à la frontière du monde romain et du monde gaulois, a expliqué Fabienne Olmer. "Le développement de l'oppidum correspondrait au développement du commerce" entre ces deux régions, a-t-elle ajouté. Il est probable, a-t-elle noté, que cet oppidum devait être très important dans la mesure où "on trouve habituellement" des mosaïques datant de 50 avant notre ère "dans des centres urbains très importants tels que Marseille, Nîmes ou Narbonne". Des mosaïques avaient déjà été découvertes sur ce site, "mais il n'en reste presque rien". Les fouilles, financées par le ministère de la Culture, seront poursuivies l'an prochain.

 

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