Notre belle et calme durance en alerte crue ! + vidéo perso

Publié le par castaneda

Pour comprendre notre durance :


La Durance est une rivière du sud est de la France, qui prend sa source à 2300 m d'altitude dans les Hautes Alpes à Montgenève. Elle parcourt 302 km, et traverse la Région Provence-

Alpes-Côte-d'Azur pour se jeter dans le Rhône à la limite des Départements Bouche du Rhône et Vaucluse. Son bassin versant de 14 250 km² concerne 6 Départements : Hautes-Alpes,

Alpes de Hautes Provence, Drôme, Var, Vaucluse et Bouches du Rhône.

C'est un bassin très rural, sur lequel la population est dispersée avec une densité de 32 hab/km². Elle est cependant importante dans la basse Durance où la densité entre Avignon et

Pertuis est de 100 hab/km². Les grandes agglomérations sont Avignon, Cavaillon et Manosque.

A cause de l'importance de ses crues, la Durance était appelée le "fléau de la Provence". Les crues ont leur occurrence la plus fréquente en

automne.

Grâce aux aménagements hydroélectriques, les crues venant du haut bassin n'ont plus d'effet sur la Basse et Moyenne Durance. Mais cette

disparition des crues ordinaires, hormis ses effets négatifs sur la végétation riveraine (vieillissement de la ripisylve), entraîne une perte de la mémoire

du risque des populations.

Les aménagements n'ayant quasiment aucun effet sur les grandes crues, celles-ci restent proches de ce qu'elles étaient avant leur réalisation.

Ces crues les plus menaçantes sont produites par le bassin intermédiaire, du Buëch au Verdon : les précipitations méditerranéennes alimentent les

nombreux affluents de la Moyenne Durance provoquant les inondations.

Le Buëch, affluent torrentiel, est la cause des inondations à Sisteron. Le Verdon a une influence déterminante sur les crues de la Basse-Durance

mais la gestion des ouvrages hydroélectriques présents sur son cours permet d'éviter la concomitance de ses crues avec celles de la Durance.

La dernière grande crue de 1994, d'une période de retour de 30 ans, rappela aux riverains la réalité de la Durance : les effets de cette crue furent

accentués par les transformations du lit, son abaissement dans certaines zones empêchant les débordements, à l’opposé d'autres zones où les

débordements furent très violents. La rupture de nombreuses digues et d’ouvrages de protection entraîna également beaucoup de dégâts.

 

Les systèmes de digues et d'épis ont un rôle de protection insuffisant en cas de crue centennale. L'urbanisation diffuse dans le Val de Durance est

de fait très sensible aux inondations.

Ces ouvrages de protection, manquant de fiabilité et n'assurant plus une protection cohérente de la plaine, une restructuration et une sécurisation

des ouvrages est nécessaire, notamment dans les secteurs habités.

Le contrat de rivière prévoit de rendre cohérent le système de protection afin de protéger efficacement les zones dites sensibles contre les crues

centennales et de réduire les risques de débordements pour les zones d'habitation plus diffuses.

Un réseau d'annonce des crues existe sur la Basse et Moyenne Durance géré par la DDE du Vaucluse. Mais il est aussi prévu de mettre en place

un système de prévision efficace et de développer l'information des populations afin de préserver la mémoire du risque .

je filme au niveau du lac d'oraison , en face nous voyons volx , villeneuve .


castaneda

page "la Provence" 

Le barrage de Serre-Ponçon fait face aux crues

9 réactions

Publié le vendredi 30 mai 2008 à 07H57

Depuis mercredi soir 21 heures, les vannes sont ouvertes

Les Haut Alpins et touristes s'arrêtent sur la route d'accès au Belvédère de Serre-Ponçon pour admirer le phénomène.

Photo M.F.

Hier, des Haut Alpins et touristes empruntant la route d'accès au belvédère de Serre-Ponçon ont stoppé leur véhicule pour admirer la gerbe d'eau crachée au pied du barrage de Serre-Ponçon. Bien sûr, EDF n'a pas mis en oeuvre l'évacuateur de crues du grand barrage pour le plaisir des promeneurs. Il s'agit de l'application des consignes de sécurité en période de crues de la Durance et de ses affluents.

"Compte tenu des conditions météorologiques qui restent très perturbées et de la brusque fonte des neiges, la cote de remplissage de la retenue de Serre-Ponçon a été atteinte. Les prévisions annonçant des débits qui entrent dans Serre-Ponçon durablement élevés, cette manoeuvre d'exploitation, qui fait l'objet d'essais réguliers, s'est déroulée sans incident" commente le service communication d'EDF. Ouvertes depuis mercredi 28mai à 21heures, les vannes laissent passer dans la galerie souterraine le puissant flot qui bute à sa sortie sur un mur de béton, provoquant un "geyser" de plusieurs dizaines de mètres de hauteur.

En dépit de cette opération de déstockage, le niveau de la retenue a poursuivi sa montée. L'exploitant explique: "nous n'évacuons pour l'instant que deux tiers du débit entrant." Ainsi, l'aval de l'ouvrage est préservé au mieux, en particulier les quartiers de Sisteron proches du lit de la rivière. Hier midi, le lac de Serre-Ponçon atteignait la côte de 780,50 et devrait connaître aujourd'hui un pic plus haut encore. "Effectivement, ça peut monter encore car nous attendons pour ce vendredi un volume entrant proche de 700m3/seconde au lieu de 500 ces dernières 48heures" confirme-t-on à EDF.

L'inquiétude n'est pas de mise cependant car la capacité de stockage du grand barrage demeure grande. Quand même, certains Haut Alpins se demandent "pourquoi EDF n'a pas ouvert les vannes de l'évacuateur plus tôt, connaissant les réserves de neige en altitude et bénéficiant des prévisions de la météo." Depuis hier, c'est dans le Queyras où l'inquiétude a grandi devant la montée des eaux du Guil. Personne n'a oublié les dernières inondations de juin et octobre 2000. 

Maurice Fortoul

 

 

 

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